L’enquête allergologique
Une allergie chez une personne asthmatique entraine une réaction des voies aériennes en plus des réactions dues à l'allergie (prurit oculaire, démangeaisons, etc.). Déterminer et écarter le ou les allergènes pouvant entrainer une inflammation des bronches est essentiel. Plusieurs sortes d'examens peuvent être pratiquées :
Les tests sanguins de l’allergie
La pratique d’un phadiatop teste un mélange d’antigènes fréquemment impliqués dans l’allergie.
Il est positif dans plus de 67 à 95 % des cas d’asthmes allergiques.
Sa positivité augmente avec l’âge. Il est positif chez 8 % des enfants de moins de 2 ans et 35 % des enfants de 5 à 12 ans. Si le test est négatif, cela veut dire que l’asthme n’est probablement pas allergique. Ce test peut être pratiqué même si un traitement antihistaminique est pris.
- Le dosage des IgE totales est augmenté dans 80 % des cas d’asthmes allergiques.
- Le dosage d’IgE spécifiques, plus cher, est plus rarement effectué. Il est orienté par l’interrogatoire et consiste à mettre le sérum du patient en contact avec un allergène précis.
REMARQUE : En présence d’un allergène, un patient peut développer une allergie ou une crise d’asthme mais il peut très bien ne pas réagir à cet allergène. Le fait d’avoir un test positif à cet allergène signifie seulement qu’il est seulement sensibilisé. Un test positif témoigne d’un terrain allergique qui pourra s’exprimer plus tard.
Les tests cutanés
Ils sont réalisés par le médecin allergologue après un examen et un interrogatoire recherchant les allergènes qui peuvent être en cause dans l’histoire du patient.
Pratique des tests cutanés
Tout d’abord, il est nécessaire de stopper les antihistaminiques de 3 à 15 J (notamment pour le kétotifène) avant le test. Ces produits utilisés sont des extraits purifiés d’allergènes : acariens, poils d’animaux (chat, chien, lapin, cobaye, cheval,…) pollens (bouleau, cyprès, pissenlit…). Sur une peau nettoyée sur l’avant-bras ou le dos pour le nourrisson, l’allergène est mis en contact à travers la peau au moyen d’une piqure très légère et non douloureuse. Apparaît un bouton comme une piqure d’ortie que l’on appelle une papule. Son apparition signifie la sensibilité cutanée à l’allergène testé. La réaction peut être précoce, 10 à 20 mn après la piqure ou se manifester que 48 h après le test. Parfois, les tests ne montrent aucune réaction. Cela est d’autant plus fréquent que le sujet testé est jeune. Les meilleures réactions se produisent entre 15 et 25 ans. Les tests ne laissent pas de marque, la réaction disparaît en moins d’une heure, on peut prendre un bain le soir. Dans les heures qui suivent le test, il n’y a pas de risque de voir apparaître une réaction générale comme une crise d’asthme ou une poussée d’eczéma.
Signification
Encore une fois, cela signifie seulement que la peau est sensible à cet allergène. On ne parle d’allergie que si le sujet présente des signes cliniques en présence de cet allergène.
Le patch test
Il permet de tester au moyen d’un patch collé sur la peau pendant 48h une possible allergie à un produit comme les protéines de lait de vache. Ce test est disponible en pharmacie.
D’autres tests patchs sont réalisables en milieu hospitalier.



