Evolution et conséquences de l'asthme
Elle débute souvent avant 5 ans dans 8 cas sur 10 mais parfois après 60 ans.
Sa durée est variable
- La maladie peut durer toute la vie soit en continu soit par intermittence ; parfois, bien que toujours présente, elle se met en sommeil après la puberté définitivement ou pour une période variable reprenant vers la cinquantaine.
- La moitié des cas d’asthmes sont intermittents, 40 % sont persistants mais de faible à moyenne intensité et 10 % sont persistants et sévères.
L’évolution de l’asthme dépend de l’âge d’apparition
- La moitié des asthmes de l’enfant disparaît avant la puberté et souvent vers l’âge de 7 à 8 ans
- Entre 13 et 44 ans : les adolescents qui ont un asthme sans beaucoup de signes cliniques voient leur asthme fréquemment disparaître à l’âge adulte ;
- Si les signes cliniques sont permanents, l’asthme persiste souvent à l’âge adulte.
- Ensuite, le taux de guérison est minime, parfois possible si l’asthme est modéré sans tabagisme associé.
- Répétés plusieurs fois, ces crises entrainent : des troubles du sommeil, une fatigue, une gène à l’effort, une absence à l’école ou au travail.
Les conséquences d'un mauvais contrôle de l'asthme
Les plus connues sont des crises d'asthme qui, progressivement, irréversiblement et surtout insensiblement, entraînent un épaississement de la membrane des bronches, des muscles entourant les bronches et un accroissement des glandes fabriquant les sécrétions bronchiques.
Il en résulte des bronches de plus petits calibres, qui sifflent plus, encombrées par des sécrétions plus abondantes et qui sont moins souples. De plus ces bronches répondent beaucoup moins bien aux traitements dilatateurs. C'est ce que l'on appelle dans le jargon médical le "remodelage des voies aériennes":
Le remodelage bronchique se caractérise par un épaississement des muscles lisses qui entourent les bronches.
L'étude de cellules musculaires lisses bronchique menée par l'INSERM de Bordeaux a mis en évidence une entrée plus importante de calcium qui est responsable d'un accroissement des mitochondries et de leur consommation en oxygène. (Rappelons que ces organites présentes dans toutes les cellules du corps humains sont chargées de fournir l'énergie nécessaire au bon fonctionnement cellulaire). La prolifération des cellules musculaires lisses bronchiques est stoppée dès que le nombre de mitochondries est diminué. Cette découverte fait l'objet de recherches afin d'éviter le remodelage bronchique chez la personne asthmatique.
Les causes qui favorisent un mauvais contrôle de l'asthme:
- le tabagisme,
- l'obésité,
- l'absence de prise du traitement,
- le type de traitement prescrit influence beaucoup l'observance
Lorsque la crise d’asthme est très importante et pas traitée à temps, on peut même en mourir ! Sans aller jusqu'à cet extrême qui arrive malheureusement, d’autres complications peuvent survenir. Hormis l'asthme aigue grave, les complications aiguës sont surtout mécaniques :
- pneumothorax et ou plutôt pneumo médiastin avec emphysème sous-cutané,
- atélectasies suite à une obstruction complète par des bouchons muqueux.
- Il ne faut pas négliger le retentissement sur la croissance, psychomoteur et respiratoire d'un asthme sévère.
Sources: Trian T et coll.Bronchial smooth muscle remodeling involves calcium-dependent enhanced mitochondrial biogenesis in asthma. The Journal of Experimental Medicine, 204(13).
Mise à jour de la page: 18/02/2009



